Art de vivre : Et si on mettait le pied sur le frein ?

En faisant partie du réseau Cittaslow, les communes s’engagent à ralentir. Explications. 

Cittaslow est un mouvement fondé en Italie en octobre 1999 basé sur le mouvement Slowfood. Afin de comprendre la philosophie de ce mouvement, il est bon de revenir à l’origine. Carlo Petrini, fondait en 1986 l’association “Slowfood”, en opposition à « fast food » et la « mal bouffe », avec l’objectif de promouvoir une nourriture respectueuse de la biodiversité et des traditions locales.

Association sœur de “Slowfood”, “Cittaslow” étend cette philosophie à toutes les facettes de la vie en société.

Les villes qui souscrivent à “Cittaslow” s’engagent à promouvoir un rythme de vie plus lent, inspiré des habitudes des communautés rurales.

Il s’agit de permettre aux citoyens de profiter de façon simple et agréable de leur propre ville. Les communes “Cittaslow” veulent mettre en valeur leur environnement, leur patrimoine bâti ou leurs traditions culinaires. Elles favorisent les contacts directs entre les citoyens, entre les habitants et les touristes, entre les producteurs et les consommateurs. Le mouvement “Cittaslow” implique une réflexion autour des traditions locales, de l’aménagement du territoire, de la mobilité, de l’hospitalité et du bien-être en général. Autant de critères d’excellence auxquels doivent répondre les villes qui s’engagent dans ce processus en signant le protocole d’adhésion à “Cittaslow”.

Quel est le fonctionnement de Cittaslow ? Le réseau Cittaslow regroupe plus de 150 villes dans plus de 25 pays dans le monde sur les cinq continents ( Segonzac en Charente est la première ville française en 2010). Il a adopté un manifeste qui comprend 70 recommandations et obligations pour les villes candidates :

  • mise en valeur du patrimoine bâti existant;
  • volonté de réduire fortement les consommations énergétiques;
  • promotion des technologies « vertes » pour assurer les besoins énergétiques indispensables; diminution des déchets et développement de programmes de recyclage;
  • multiplication des voies vertes;
  • développement des commerces de proximité;
  • priorité aux infrastructures collectives avec des équipements adaptés aux handicapés et aux divers âges de la vie;
  • multiplication des espaces verts et des espaces de loisirs; propreté de la ville;
  • préservation et développement des coutumes locales et produits régionaux;
  • priorité aux transports en commun et autres transports non polluants (marche à pied, vélo, patins à roues alignées) avec la volonté de limiter la circulation automobile
  • développement de la solidarité inter-générationnelle
  • participation des citoyens au développement de leur ville, etc…

Pour pouvoir vérifier que les engagements pris par les villes qui adhèrent sont respectés, le réseau dispose d’un corps d’inspecteurs qui effectuent périodiquement (tous les 3 ans) le contrôle des obligations. Les villes respectueuses du manifeste reçoivent un label et affichent le logo à leur entrée et sur les bâtiments publics : ce logo (un escargot qui porte sur sa coquille une ville) est directement inspiré du célèbre escargot qui sert d’emblème au mouvement SlowFood. La mise en réseau des villes labellisées permet aussi l’échange des bonnes pratiques au sein d’un même pays ou avec des communes d’autres pays. 

Source : http://www.slowfood-segonzac.com
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